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Sécurité

Récupération après une attaque par ransomware

Au cours des dernières années, les attaques par rançongiciel ont gagné en fréquence et en sophistication, constituant une menace grandissante pour les entreprises de tous secteurs et de toutes tailles. Les répercussions d’une telle attaque peuvent s’avérer catastrophiques, engendrant des interruptions d’activité, des pertes financières, une détérioration de la réputation, ainsi que d’éventuelles implications légales et réglementaires. Par conséquent, il est impératif pour les dirigeants d’établir un plan de récupération après rançongiciel à la fois clair et exhaustif, afin de réduire au minimum les impacts d’une attaque et de rétablir les opérations commerciales dans les plus brefs délais.

Les entreprises peuvent adopter une série de mesures concrètes pour réduire considérablement la probabilité d’une attaque par rançongiciel réussie et minimiser les dommages en termes de temps d’arrêt et de pertes de données si une attaque parvient à réussir. Ces tactiques se répartissent en trois catégories : les mesures de défense active, le développement de nouvelles compétences et processus pour les équipes informatiques et les employés, ainsi que le renforcement des programmes d’atténuation des attaques et de récupération.

Mesures de défense active

Les entreprises peuvent adopter une série de mesures concrètes pour réduire considérablement la probabilité d’une attaque par rançongiciel réussie et minimiser les dommages :

  • Renforcer les mesures de défense active : Déployer des mesures anti-malware comportementales en complément des antivirus traditionnels.
  • Mettre à jour les contre-mesures : Améliorer la sécurité des emails et le filtrage des URL pour détecter et filtrer les emails de phishing avant qu’ils n’atteignent les boîtes de réception des employés.
  • Augmenter la visibilité des ressources informatiques : Utiliser des outils de prévention de perte de données (DLP) et de détection et réponse aux incidents sur les endpoints (EDR) pour surveiller les flux de données et l’activité réseau.
  • Éliminer les expositions réseau : Désactiver le protocole de bureau à distance Microsoft (RDP) sauf si nécessaire, et renforcer la sécurité des endpoints. Segmenter les réseaux internes pour limiter la propagation du rançongiciel.
  • Gérer les mots de passe et les droits d’accès avec vigilance : Mettre en œuvre l’authentification multifactorielle, changer régulièrement les mots de passe, et appliquer le principe du moindre privilège pour l’accès aux systèmes sensibles.

Les compétences et processus

Pour améliorer les compétences et les processus, les entreprises peuvent adopter ces stratégies simplifiées :

  • Renforcer la formation à la sensibilisation à la sécurité : Puisque le phishing est une menace récurrente, réduire les clics sur les contenus malveillants peut diminuer les risques. Formez activement les employés à repérer les signaux d’alerte en leur envoyant régulièrement des emails de phishing simulés. Impliquez tous les employés, notamment les cadres, qui sont souvent visés pour leurs accès privilégiés.
  • Automatiser la gestion des vulnérabilités et des mises à jour : De nombreuses entreprises mettent trop de temps à appliquer les mises à jour, laissant des failles ouvertes. Utilisez des outils automatisés pour appliquer rapidement ces correctifs essentiels.

Renforcer la mitigation des attaques et la récupération

Pour renforcer la mitigation des attaques et la récupération, les entreprises peuvent adopter ces stratégies simplifiées :

  • Mettre en place un régime robuste de protection des données : Admettez qu’une attaque peut réussir et améliorez constamment votre protection des données. Restaurer les données à partir d’une sauvegarde récente peut permettre une reprise rapide des opérations sans payer de rançon. Il est crucial de garder plusieurs copies des sauvegardes, idéalement cryptées, sur différents supports et en différents lieux : hors site, hors ligne et dans le cloud. Effectuez régulièrement des tests en conditions réelles pour vérifier l’intégrité de vos archives.
  • Élaborer un plan de réponse aux incidents et le tester régulièrement : Conservez les coordonnées des contacts internes et externes essentiels en format papier, car une attaque peut rendre vos enregistrements en ligne inaccessibles. Identifiez et testez un canal de communication interne de secours (par exemple, une application de messagerie ou de médias sociaux) pour assurer la continuité des communications. Vérifiez aussi les sauvegardes pour détecter et corriger les malwares et les vulnérabilités.
  • Envisager la mise en place d’un programme de reprise après sinistre : Le processus de nettoyage et de récupération après une attaque par rançongiciel peut retarder la reprise des opérations normales. La capacité de reprendre immédiatement les opérations grâce à des applications et des données répliquées (sur site ou dans le cloud) est un atout précieux. Développez une stratégie de communication qui identifie les audiences nécessaires à informer selon la gravité et l’étape de l’attaque, et testez régulièrement le plan par des exercices théoriques et pratiques. Collectez les données forensiques après une attaque pour identifier et combler les failles de sécurité, et mettez à jour votre plan de réponse en conséquence.

Toute entreprise souhaitant réduire ses risques face à la menace croissante des rançongiciels doit adopter une approche offensive en matière de défense, tout en planifiant pour la probabilité d’une attaque réussie. Pour contrer les menaces de rançongiciel, qui gagnent en fréquence et en sophistication, les dirigeants doivent concentrer leur planification de la défense et de la mitigation sur des processus et technologies qui réduisent la complexité globale et renforcent leurs équipes informatiques grâce à l’utilisation de l’intelligence artificielle, de l’automatisation et de l’intégration.

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