Une page annonce que votre PC est infecté, affiche un numéro d’assistance et semble empêcher toute autre action. Cette mise en scène peut être une arnaque au faux support technique. Sur un poste de travail, l’objectif est de reprendre la main sans donner aux escrocs un accès qui, lui, serait bien réel.
Ne cliquez pas dans l’alerte, n’appelez pas le numéro affiché et n’installez aucun outil proposé et n’exécutez aucune commande fournie par ce message. Fermez le navigateur avec les commandes de Windows, puis contactez votre support habituel. Si vous avez déjà transmis des identifiants, exécuté un programme ou une commande, ou accordé une prise en main à distance, passez directement aux mesures après interaction : fermer la page ne suffit plus.
Ce guide aide les collaborateurs et responsables de PME à Genève à faire les premiers choix. Les manipulations décrites concernent Windows 11, Chrome et Microsoft Edge ; la suite doit respecter la procédure de sécurité de votre entreprise.
Sommaire
Distinguer la fausse alerte, la notification et le signal de sécurité
L’OFCS décrit les fausses alertes virus affichées dans les navigateurs : elles cherchent notamment à faire télécharger un prétendu antivirus ou à pousser vers un faux service d’assistance. Un logo connu, un son d’alarme ou un numéro suisse ne démontrent pas la légitimité du message.
- Une page web alarmante : elle peut occuper tout l’écran, multiplier les fenêtres et faire croire que Windows est verrouillé. Le contenu de cette page ne constitue pas un diagnostic du PC.
- Une notification de site : elle peut apparaître à côté du bureau parce qu’une autorisation a été accordée au navigateur. Elle peut imiter une alerte antivirus sans provenir de votre protection.
- Une alerte de l’outil de sécurité réellement déployé : elle doit être examinée par le support. Ouvrez cet outil depuis son emplacement habituel, plutôt que par un bouton du message suspect.
Microsoft précise que ses messages d’erreur et d’avertissement ne comportent pas de numéro de téléphone à appeler. Pour vérifier une demande d’assistance, utilisez un contact déjà enregistré ou les coordonnées obtenues par un canal indépendant. Le numéro présenté par un appel entrant peut aussi être usurpé.
Évitez toutefois de classer toute alerte comme une arnaque. Dans son point du 6 octobre 2026 sur les signes d’infection, l’OFCS rappelle l’importance des avertissements émis par les véritables logiciels de sécurité. Un avertissement légitime du navigateur ne doit pas être contourné pour revenir sur le site bloqué.
Reprendre la main sur un navigateur bloqué sous Windows
La procédure suivante convient si l’incident se limite à l’affichage d’une page, sans installation, exécution de commande, saisie d’identifiants ni accès distant. En cas de doute sur ce qui a déjà été fait, demandez d’abord l’aide du support.
- Conservez le contexte sans cliquer. Notez l’heure et le texte visible. Une photo de l’écran peut suffire, en veillant à limiter l’exposition de documents ou données confidentiels. Ne rouvrez pas le site pour compléter une capture.
- Fermez la fenêtre du navigateur. Lorsqu’elle est active, utilisez Alt + F4. Évitez les boutons de fermeture dessinés à l’intérieur de la page, qui peuvent être trompeurs.
- Si le navigateur ne répond pas, ouvrez le Gestionnaire des tâches. Utilisez Ctrl + Maj + Échap, sélectionnez l’application concernée — Chrome ou Microsoft Edge — puis terminez sa tâche. Cette fermeture peut faire perdre une saisie non enregistrée dans le navigateur.
- Si le Gestionnaire reste masqué, essayez Alt + Tab pour le sélectionner. Sinon, Ctrl + Alt + Suppr ouvre l’écran de sécurité de Windows, depuis lequel vous pouvez demander le Gestionnaire des tâches.
- Rouvrez une session de navigation propre. Au relancement, refusez la restauration des pages qui viennent de provoquer l’alerte. Reprenez par une adresse connue, sans suivre à nouveau le lien suspect.
Les raccourcis Windows documentés par Microsoft permettent d’utiliser les commandes du système plutôt que celles de la page. Si la fermeture reste impossible dans ce scénario limité à l’affichage, un redémarrage de Windows peut permettre de reprendre la main. Prévenez le support ; un arrêt forcé risque de faire perdre du travail non enregistré et doit rester un dernier recours.
Bloquer les notifications qui font revenir les messages
Si les messages réapparaissent alors que l’onglet suspect est fermé, examinez les autorisations de notification. Couper le son ou bloquer les seules fenêtres pop-up ne traite pas nécessairement cette autorisation.
Dans Google Chrome
Ouvrez Paramètres > Confidentialité et sécurité > Paramètres des sites > Notifications. Repérez le site concerné dans les autorisations et bloquez-le. La documentation Google sur les notifications de sites détaille les réglages. Effectuez cette vérification depuis les paramètres, sans retourner sur la page frauduleuse.
Dans Microsoft Edge
Ouvrez Paramètres > Confidentialité, recherche et services > Autorisations de site > Tous les sites. Sélectionnez le site concerné, puis réglez ses notifications sur Bloquer. Microsoft explique comment gérer les notifications de sites web dans Edge et précise qu’elles peuvent apparaître même lorsque la fenêtre du navigateur est fermée.
Les libellés peuvent varier selon la version. Si un réglage est imposé par l’entreprise, transmettez le domaine au support pour faire examiner la règle. Désactiver toutes les notifications de Windows masquerait aussi des informations utiles sans corriger précisément l’autorisation en cause.
Vous avez déjà interagi : adapter la réponse aux faits
Dites au support ce que vous avez réellement fait, même si vous n’en êtes pas certain. Une installation autorisée ou un mot de passe saisi change le périmètre de la vérification. Le signalement doit aider à limiter les conséquences, sans culpabiliser la personne concernée.
| Ce qui s’est passé | Action à privilégier |
|---|---|
| La page s’est affichée, sans autre action connue | Fermer la page, contrôler les notifications et signaler le contexte. Faire vérifier tout comportement inhabituel persistant. |
| Un fichier a été téléchargé, mais pas ouvert | Ne pas l’exécuter. Conserver son nom et son origine pour le support, qui examinera le téléchargement et les alertes associées. |
| Un identifiant, mot de passe ou code d’authentification a été transmis | Prévenir immédiatement l’informatique. Depuis un appareil maîtrisé, organiser la sécurisation des comptes concernés et l’examen des sessions et accès. |
| Vous avez exécuté un programme ou une commande, ou accordé un accès distant | Interrompre le contact avec l’interlocuteur et isoler le PC du réseau. Contacter le support depuis un autre moyen ; laisser la remise en service à une personne habilitée. |
En cas de suspicion d’infection, l’OFCS recommande de couper les connexions réseau et de faire examiner l’appareil. Débranchez le câble réseau, désactivez le Wi-Fi et toute autre liaison réseau du poste. Ne reconnectez pas le PC uniquement pour ouvrir un ticket ou reprendre un accès à distance.
La sécurisation des comptes doit se faire depuis un appareil non suspect. Le support détermine les mots de passe à renouveler, les sessions à traiter et les accès à contrôler. Une analyse antivirus sans détection ne démontre pas, à elle seule, que toutes les actions d’un intervenant distant ont été annulées.
Si des données de carte bancaire ont été divulguées ou un paiement effectué, contactez rapidement l’établissement concerné par ses coordonnées habituelles. La fiche OFCS sur le faux support précise les démarches recommandées, dont le blocage de la carte après divulgation et le dépôt de plainte en cas de préjudice financier. Suspendez les opérations sensibles sur le PC suspect.
Faites décider les désinstallations, analyses et éventuelle réinstallation avec le responsable informatique, en préservant les éléments utiles. Notre guide des erreurs courantes à éviter pendant un dépannage explique pourquoi les nettoyages et réinitialisations improvisés peuvent compliquer le diagnostic ou la récupération.
Transmettre un signalement utile au support
Le bon interlocuteur est celui prévu par votre entreprise : responsable informatique, prestataire ou numéro de support connu. Si votre messagerie ou votre PC est suspect, utilisez un autre appareil ou un téléphone. Demandez aux collaborateurs de retrouver ce contact avant un incident.
- Référence du poste, nom du navigateur, site ou lien d’origine s’il est déjà connu.
- Heure approximative et message observé, avec une capture protégée si elle existe.
- Actions réalisées : clic, téléchargement, ouverture de fichier, installation, commande, communication de code ou paiement.
- Nom de l’outil distant éventuellement utilisé et durée approximative de l’accès.
- État actuel : navigateur fermé, PC isolé, message récurrent ou autre symptôme.
N’inscrivez ni mot de passe ni code d’authentification dans le ticket. Une organisation claire du helpdesk informatique facilite le signalement, l’attribution du traitement et la vérification de la résolution. Elle aide aussi les équipes à reconnaître un parcours d’assistance habituel.
Vérifier la reprise et réduire le risque de récidive
Le contrôle doit correspondre au scénario constaté. Après une simple notification indésirable, vérifiez le site bloqué et le fonctionnement normal du navigateur. Après un accès distant ou une suspicion d’infection, attendez la validation du responsable avant de reconnecter le poste et de rouvrir les services sensibles.
Pour clôturer le traitement, consignez la cause identifiée, les vérifications réalisées et leurs limites. Confirmez avec l’utilisateur qu’il peut reprendre sa tâche métier. Si des comptes ont été exposés, leur traitement doit apparaître dans le suivi, même lorsque le PC fonctionne de nouveau.
Pour réduire les récidives, maintenez Windows et les navigateurs à jour, limitez les notifications aux sites nécessaires et gardez les protections de navigation actives. Définissez les droits d’installation et un moyen simple d’obtenir un logiciel approuvé. Les collaborateurs doivent savoir qu’ils peuvent interrompre une demande inhabituelle et la faire vérifier.
Le choix d’un antivirus professionnel et le suivi de ses alertes complètent cette organisation. La licence, l’administration de la protection et la réponse aux incidents sont des prestations à distinguer ; un outil installé ne définit pas les horaires ni les actions du support. Ces points peuvent être examinés dans un périmètre de sécurité informatique pour votre PME.
Documentation officielle consultée le 30 octobre 2026. Périmètre : fausses alertes dans un navigateur sur un PC Windows 11 et premières mesures de signalement. Les menus et les possibilités de gestion dépendent des versions et des règles de l’entreprise.
Faire examiner un PC professionnel avec Pixel’IT
Une alerte bloque un poste ou un accès distant a déjà été accordé ? Pixel’IT peut qualifier la situation et définir les vérifications nécessaires dans le cadre de son dépannage informatique pour entreprises à Genève. Contactez-nous par nos coordonnées habituelles en précisant les actions déjà réalisées ; les modalités et possibilités d’intervention seront confirmées après qualification.